Rappel géographique pour mieux comprendre
J’habite à Trooz, une commune traversée par la route nationale 61 qui débute (ou finit selon l’endroit d’où l’on vient) à Chênée et se termine, en tout cas je crois, à Verviers, traversant les communes de Chênée, Vaux-sous-Chêvremont, Chaudfontaine, Trooz, Fraipont, Nessonvaux, Pepinster et enfin Verviers. Vous connaissez normalement ces noms puisqu’ils ont fait la une de l’actualité depuis le 14 juillet 2021. Parallèlement à cette voie, il y a le chemin de fer depuis la fin du 19ème et surtout, depuis la nuit des temps, la Vesdre.
Quelques notes sur la vesdre extraites de wikipedia : La Vesdre prend sa source à l'est des Hautes Fagnes belges, dans l’Eifel, près du village allemand de Konzen, dans la commune de Montjoie (Monschau), à quelques kilomètres à peine de la frontière belge. Près de Roetgen, une déviation de 2,5 km a été construite pour éviter d'éventuelles pollutions bactériennes. Avec la Ghete ou Getzbach en allemand, elle alimente le barrage d'Eupen qui sert de point de captage d'eau potable.
Notre rivière, fille de mère Nature, a toujours fait la loi dans la région. Même si les hommes ont construit des barrages ou aménagé les abords, l’eau de la Vesdre a toujours rappelé son existence et sa force face aux faibles hommes que nous sommes.
J’ai longtemps habité Chênée, depuis ma naissance en 1964. Rue des Courteaux dans la partie pentue de la voie durant mon enfance, puis sur les Thiers, rue des Pépinières (le berceau de mon adolescence où je suis abrité aujourd’hui), enfin je me suis mis en ménage rue Descardre, avant d’emménager dans le bas de Chênée, rue du Beau Site. En 2006, sur l’insistance de mon ex-épouse, nous avons emménagé rue de Verviers, à Trooz, dans une maison que nous avons choisie alors qu’elle était toujours en construction. Nous l’avons vue sans les escaliers (qui doivent être détruit aujourd’hui), sans le plafonnage qu’il va falloir refaire, sans la cuisine équipée qui a sombré avec ses biens, dans l’eau noire de gravats ou de terre.
Je me revois au côté du promoteur, lui soulignant le fait que nous étions fort proche de l’eau (une cinquantaine de mètres) et je l’entends encore me dire qu’il n’y avait jamais eu d’inondations à cet endroit de la commune. Plus tard, lors de la signature des actes, j’ai tiqué sur un passage prévenant que le promoteur ne pouvait être tenu responsable d’éventuelles inondations à l’endroit construit. Nous étions en 2006, je vous le rappelle. Nous avons eu une première « petite » invasion des eaux en 2011, mais sans gravité et la maison n’avait pas été touchée (le jardin oui mais pas l’immeuble lui-même), mais depuis cette date nous savions que nous n’étions manifestement pas en zone non inondable !
Quand vous pénétrez dans le clos – pompeusement appelé « Clos du Château » car construit face à un magnifique castel - vous découvrez une disposition de 9 maisons en U avec en sus un petit immeuble de deux étages. L’endroit est charmant pour ne pas dire bucolique. Nous avons été la première maison vendue. Nous l’avions choisi sur base de sa taille, elle est plus grande d’un mètre que les autres maisons et pour son terrain qui aboutit à un chemin communal qui longe la Vesdre. Je vis donc à 40 mètres de la rivière. Au centre du jardin, trois magnifiques hêtres font mon admiration au quotidien. J’aime ce côté « arbres séculaires ».
Joëlle, mon ex-femme, a quitté la maison en 2013 et depuis je vis seul avec mon grand garçon et ma chienne fidèle, Laïka, un labrador de près de 36 kilos d’amour et, notez le, ce poids à son importance. Je suis facteur chez Bpost depuis 2011 et j’exerce une activité complémentaire de graphiste. Je suis également écrivain, mais ça c’est une autre histoire.
Nous vivions calmement jusqu’au 14 juillet 2021.
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